L’action a parfois une longueur d’avance
Je fais sans réfléchir. Et parfois, oui il y a de l’étourderie.
Les murs sont plus proches que prévu. Le mobilier aussi. Je me cogne. Pas gravement. Mais souvent assez pour m’en souvenir.
Certains diraient que je ne suis pas très centrée dans mon corps. Peut-être. Disons surtout que je suis déjà ailleurs quand je commence.
Ça se voit parce que je fais avant d’avoir tout compris. Avant que ce soit clair. Avant que ce soit bien formulé.
Réfléchir trop tôt me coupe l’élan. Alors je fais. Même si je me cogne un peu au passage.
Faire crée quelque chose de concret. Une situation réelle. Une matière avec laquelle je peux enfin travailler.
C’est après que la réflexion arrive. Je trie. Je mets des mots. Je comprends en différé.
Ce n’est pas l’absence de pensée. C’est un autre ordre. Avec quelques bleus occasionnels.
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